Réf. : Communiqué du CNB, 27 août 2025
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par La Rédaction
le 08 Septembre 2025
Lancée par la commission « Communication » en lien étroit avec la commission Exercice du droit du Conseil national des barreaux, cette campagne de communication dénonce les pratiques des « braconniers du droit » et alerte les Français sur les risques encourus.
Ces derniers peuvent prendre de multiples formes : « experts en dommage corporel » s’interposant auprès de victimes pour négocier des indemnisations, plateformes en ligne proposant des consultations juridiques à bas prix ou encore freelances qui se présentent abusivement comme « juristes indépendants ». Tous ont en commun de franchir la frontière du monopole de l’avocat, au mépris de la loi et au détriment des justiciables.
Car le conseil et la défense en justice ne s’improvisent pas. L’article 54 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971, portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques N° Lexbase : L6343AGZ réserve ces missions aux avocats et à certaines professions légalement autorisées. Ce monopole n’est pas un privilège, mais une protection pour les citoyens : il garantit que chaque conseil juridique repose sur la compétence, la responsabilité et l’indépendance.
Recourir à un avocat, c’est bénéficier d’un statut reconnu par la loi, d’une assurance professionnelle obligatoire et de règles déontologiques strictes. C’est aussi la garantie d’une indépendance absolue vis-à-vis des pouvoirs publics comme des intérêts privés, et d’une confidentialité protégée par le secret professionnel. Autant de garanties qu’aucuns « illégaux du droit » ne pourront jamais offrir.
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