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Priver une personne de sa liberté implique la responsabilité de la détenir dans des conditions compatibles avec la dignité inhérente à l'être humain", est-il précisé dans le
rapport au Gouvernement français relatif à la visite en France effectuée par le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) du 14 au 26 mai 2000. Pour ce faire, Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, vient d'adresser des instructions aux directeurs généraux de la police dans une circulaire du 11 mars dernier. Ainsi, les "fouilles de sécurité" doivent devenir une mesure exceptionnelle, notamment lorsqu'elles impliquent que le gardé à vue se déshabille : elles ne pourraient être entreprises qu'en cas d'absolue nécessité et en concertation avec un officier de police judiciaire. Concernant les repas servis, ils devront être chauds et respecter les convictions religieuses déclarées par les gardés à vue.
Pour contrôler les conditions de déroulement des gardes à vue, un officier ou un gradé sera désigné.
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