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par Axel Valard
le 03 Février 2026
Sur l’antenne de CNews, il a laissé un de ses collègues relayer sa décision. Jean-Marc Morandini a indiqué, vendredi 30 janvier, qu’il renonçait « à tout recours » dans les deux affaires de « corruption de mineurs » et de « harcèlement sexuel » pour lesquelles il a été définitivement condamné. « Après dix ans de procédure, j’ai fait le choix d’y mettre un terme en renonçant à tout recours », a-t-il ainsi posté sur ses réseaux sociaux, X et Instagram notamment. « Je remercie du fond du cœur celles et ceux qui accepteront désormais de m’accorder une seconde chance ».
Animateur d’une des tranches les plus regardées sur l’antenne de la chaîne d’info en continu, CNews, Jean-Marc Morandini est au cœur d’une vaste polémique depuis le 14 janvier. Ce jour-là, la Cour de cassation a déclaré son pourvoi « irrecevable », rendant donc définitive sa condamnation à deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour « corruption de mineurs ». Dans ce dossier, il avait été reconnu coupable d’avoir envoyé des messages de nature sexuelle, sur les réseaux sociaux notamment, à trois adolescents entre 2009 et 2016.
Deux condamnations désormais définitives.
Peu après l’annonce de la décision de la plus haute juridiction, l’animateur avait indiqué qu’il allait se tourner vers la Cour européenne des droits de l’Homme. Et rapidement, la polémique avait enflé sur son maintien à l’antenne alors que le groupe Canal + (appartenant à Vincent Bolloré) avait, depuis des années, indiqué qu’il lui maintenait sa confiance, tant que les décisions le concernant n’étaient pas définitives.
Alors qu’il attendait toujours l’examen d’un second pourvoi dans l’autre dossier pour lequel il avait été condamné - celui de « harcèlement sexuel » - Jean-Marc Morandini a finalement pris les devants, en se désistant de ce recours, le 22 janvier. Dans ce dossier-là, il avait été condamné pour avoir harcelé un jeune comédien, sous couvert de le faire tourner dans une web-série sur l’univers du football, intitulé Les Faucons. Pour cela, il avait été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis. Sa société (Ne zappez pas production) avait, dans le même temps, écopé d’une amende de 50 000 euros pour « travail dissimulé ».
La douleur des victimes, les éclats sur ses confrères de CNews.
Ses recours étant épuisés, l’affaire ne concerne plus tant la sphère judiciaire que médiatique désormais. Toujours en poste, Jean-Marc Morandini a donc annoncé avoir renoncé à toute sorte de recours, tout en présentant ses « excuses ». Une façon d’entendre la douleur des victimes et notamment d’Axel qui s’est exprimé dans plusieurs médias, ces derniers jours.
« Aucun employeur ne peut garder une personne qui est reconnue comme délinquant sexuel au quotidien sur une antenne regardée par des milliers de personnes », avait-il ainsi indiqué sur BFMTV, quelques heures avant que Jean-Marc Morandini ne diffuse son message sur ses plateformes.
S’il semble clos sur le point procédural, le dossier n’en finit plus de faire des éclats dans la sphère médiatique. Ainsi, Sonia Mabrouk, une présentatrice vedette de CNews, a publiquement pris ses distances avec son collègue alors qu’elle était en train de mener, en direct, l’interview d’un député socialiste. Mais pour le moment, Jean-Marc Morandini continue, tous les matins, de prendre l’antenne. Comme si de rien n’était.
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