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par Axel Valard
le 31 Mars 2026
En première instance, le procès avait été électrique. Celui en appel le sera, sans doute, tout autant…
Condamné à douze mois de prison avec sursis en février 2025, l’ancien animateur de télévision Stéphane Plaza sera jugé, en appel à Paris, du 26 juin au 1er juillet pour des faits de « violences habituelles » sur deux de ses anciennes compagnes, a-t-on appris lundi 30 mars auprès de sources concordantes.
Concrètement, la cour d’appel a prévu de juger l’ancien animateur vedette qui officiait sur M6 le vendredi 26 juin à partir de 13h30 et le lundi 29 juin à 9 heures. Si les débats s’éternisent, la journée du mercredi 1er juillet a d’ores et déjà été prévue pour faire toute la lumière sur cette affaire.
Des textos problématiques envoyés à l’une des plaignantes
Comme en première instance, Stéphane Plaza devra répondre de faits de violences physiques et psychologiques sur deux anciennes compagnes. La première, Amandine, a dénoncé quatre épisodes distincts de violences sur une relation qui a duré six ans, de 2018 à 2022. Notamment une scène au cours de laquelle l’animateur lui avait saisi la main, lui cassant un doigt et lui en luxant deux autres. C’est du reste le seul fait que Stéphane Plaza avait admis lors de l’audience en première instance, en expliquant qu’il souffrait de dyspraxie, qu’il ne maîtrisait donc pas ses gestes et qu’il n’avait voulu rien faire de mal.
Mais le tribunal, dans son jugement, avait réfuté cet argument, mettant en avant le fait que les événements dénoncés par Amandine avaient été « corroborés » par des témoignages, ainsi que par des examens médico-légaux. Au surplus, l’animateur avait eu bien du mal à justifier plusieurs textos envoyés à la plaignante, peu après les faits, et dans lesquels il semblait reconnaître les faits. « Mais comment j’ai attendu 51 ans pour être violent ?! » « Qu’est-ce que je vais faire la prochaine fois ? Je te boxe ? », lui avait-il notamment écrit.
Le tribunal avait également évoqué des faits de « violences psychologiques » dénoncés par Paola, une autre de ses anciennes compagnes. Sans remettre en doute la parole de cette plaignante, le tribunal avait, toutefois, estimé que rien ne permettait de confirmer son récit et avait relaxé Stéphane Plaza sur ce point.
M6 avait déprogrammé les émissions de l’animateur
Finalement, l’animateur avait été condamné à douze mois de prison avec sursis simple. Lors du prononcé du jugement, il s’était agenouillé auprès de ses avocats, des larmes dans les yeux. Quelques heures après, le groupe M6 avait annoncé « déprogrammer » les émissions qu’il animait, en raison de cette condamnation (Recherche maison ou appartement, Chasseurs d’appart…)
Principal pourvoyeur d’audience pendant des années pour le groupe M6, Stéphane Plaza avait expliqué, benoîtement à la barre du tribunal, que cette affaire avait de lourdes conséquences sur sa vie professionnelle, lui faisant notamment perdre un contrat avec les studios Disney, alors qu’il devait, selon lui, jouer un rôle dans un film Marvel, sur l’univers des super-héros.
Un changement d’avocat et une procédure contre l’État pour « faute lourde »
En vue de cette audience en appel, Stéphane Plaza a choisi de durcir encore plus sa défense. Changeant d’avocat, il a, en parallèle, introduit une action au civil contre l’État pour « faute lourde », dénonçant un « dysfonctionnement de la justice ». Lors d’une conférence de presse houleuse, il avait dénoncé le traitement par le parquet de Paris de sa plainte déposée pour « cyberharcèlement » contre les plaignantes. Sur ce point, il a estimé n’avoir pas eu le droit à un procès équitable, alors que la procédure avait été classée sans suite, « à tort », d’après lui.
« Désormais, on attend sereinement cette audience en appel qui permettra de juger Stéphane Plaza sur la base d’un dossier complet, ce qui n’était manifestement pas le cas en première instance », témoignent ainsi Antonin Gravelin-Rodriguez et Julien Roelens, ses nouveaux avocats.
Premiers éléments de réponse le 26 juin.
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