Vu les procédures suivantes :
1° Sous le n° 508850, par une requête et trois nouveaux mémoires, enregistrés les 7 et 28 octobre, 13 et 17 novembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'Union calédonienne demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler la décision du 6 septembre 2025 par laquelle le Premier ministre et le ministre des outre-mer ont fait procéder à la publication au Journal officiel du même jour de l'« Accord de Bougival » ;
2°) d'enjoindre à l'administration de procéder au retrait de la publication ou, à défaut, de publier un avertissement mentionnant que le document publié n'était pas authentique et comportait des mentions inexactes ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre de l'
article L. 761-1 du code de justice administrative🏛.
2° Sous le n° 509132, par une requête et trois nouveaux mémoires, enregistrés les 20 et 27 octobre, 13 et 17 novembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'Union calédonienne demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'
article L. 521-1 du code de justice administrative🏛 :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du 6 septembre 2025 par laquelle le Premier ministre et le ministre des outre-mer ont fait procéder à la publication au Journal officiel du même jour de l'« Accord de Bougival » ;
2°) d'enjoindre à l'administration de prendre toutes mesures provisoires destinées à corriger la publication effectuée ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
3° Sous le n° 509181, par une requête et trois nouveaux mémoires, enregistrés les 22 et 27 octobre, 13 et 17 novembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'Union calédonienne demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'
article L. 521-3 du code de justice administrative🏛 :
1°) d'enjoindre à la direction de l'information légale et administrative et au Premier ministre, dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 400 euros par jour de retard, de prendre toutes mesures afin que, par une ou plusieurs nouvelles publications, des informations et avertissements soient publiés, au Journal officiel de la République française et dans toutes les publications numériques des sites ministériels, informant le public que le document publié le 6 septembre 2025 sous le titre « Accord de Bougival » était incomplet et ne mentionnait pas que, d'une part, la conclusion de l'accord avait pour prérequis sa validation par les différentes formations politiques ayant envoyé à Bougival des délégations, d'autre part, le projet a finalement été rejeté par le FLNKS ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- la Constitution ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Sophie Delaporte, conseillère d'Etat,
- les conclusions de M. Frédéric Puigserver, rapporteur public ;